"Encore un rocker des bacs à sable
!!!" telle était ma réaction
en voyant ce johnny belle gueule posant devant
son ordinateur à pomme. Mais comme on dit
souvent : "l'habit ne fait pas le moine".
Visiblement Erikel ne déroge pas au proverbe.
Après s'être forger une solide réputation
en multipliant ses apparitions sur de nombreuses
scènes de renom et la sortie en 2004 d'un
1er album aux sonorités folk rock électrique
: "le seuil de mes repères".
Il paraissait évident qu'à chacun
de ses passages, Erikel soulevait dans l'esprit
des critiques et du public un intérêt
de plus en plus grandissant.
Booster par l'accueil enthousiaste de ces derniers,
il décide donc de passer à la vitesse
supérieure et nous sert en 2007 un sublime
Ep 3 titres.
Si la sensation de prendre un ouragan en pleine
tête vous est totalement inconnu alors que
vous étiez installé paisiblement
sur votre serviette de plage. "love story"
vous donnera, avec ses guitares survitaminés
et sa section rythmique hypnotique, un avant gout
de cet état de panique déstabilisant.
Le seul moyen de s'en remettre est de savourer
"Anna". Cette ballade planante à
souhait vous permet, le temps d'une immertion
sentimentale, d'apprécier un court instant
les banalités de notre quotidien. Ces mêmes
banalités sont evoquées dans "il
est l'heure" mais à l'inverse vous
entrainant dans une course effréné.
Un 100 m sur un fond de rock aux influences qui
vous mènent jusqu'au Nirvana.
Puissance et efficacité résument la marque
de fabrique de ses compositions. Erikel c'est
aussi une voix mélodieusement enragé
et percutante. N'ayant pas sa plume dans la poche,
ses textes sont loin d'être dénué
de sens. Il aborde sur un ton optimiste et énergique
des sujets qui soulignent les paradoxes et les
malaises de notre époque.
Vous l'aurez compris, Erikel passe haut la main
le test du Ep reussi. En attendant impatiemment
l'album, courez les yeux fermés vous procurer
son 3 titres ou bien allez le découvrir
sur scène. Dans tous les cas, vous serez
agréablement surpris.
Enfin du vrai rock qui vous berce les zoreilles
!
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